L'Antre de Chrysalid

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 Journal de bord : XXIIe siècle

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Chrysalid
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MessageSujet: Journal de bord : XXIIe siècle   Journal de bord : XXIIe siècle EmptyMar 23 Oct 2018 - 11:44

Le Navire Fantôme (20 & 21-oct-2018)
Charlène – Maîtrisé par Chrysalid

S.S. Monte-Christo, le 22 juin 2165, secteur 004
Quelque part dans le Quadrant Alpha, le S.S. Monte-Christo filait à vitesse de distorsion à travers les étoiles. Sa mission, rejoindre l'Amas d'Azura situé à 8 années-lumière de la Terre, à la recherche de minerais et de nouveaux sujets d'étude. Lancé en l'an 2133, soit près de 30 ans auparavant, ce vaisseau de classe DY-500 accusait lentement son âge, affichant un état d'usure de plus en plus visible, le plaçant par le fait bien loin des rutilants bâtiments de classe NX qui faisaient la fierté de Starfleet. Originellement, ce vieux vaisseau était incapable de dépasser la vitesse de distorsion 2. Néanmoins, les récentes innovations en la matière avaient permis de dépasser largement cette barrière, et le S.S. Monte-Christo avait pu bénéficier de mises à jour, lui permettant d'atteindre désormais la distorsion 3. Ce voyage, qui aurait duré un peu plus d'un an jusqu'à récemment, ne durerait finalement que 3 mois.

A son bord se trouvait un équipage hétéroclite majoritairement humain, dont seule une partie arborait fièrement l'uniforme bleu de la Coalition des Planètes. Et pour cause, le S.S. Monte-Christo n'appartenait pas à Starfleet mais à une compagnie terrienne désireuse d'étendre ses recherches dans les étoiles. En effet, il y avait trop d'élèves-officiers qui quittaient l'Académie, pour un nombre de places trop réduit sur les vaisseaux de la flotte. Aussi les élèves étaient-ils disséminés dans d'autres vaisseaux terriens, où ils pourraient éprouver leurs compétences sur le terrain. Parmi ceux-ci, l'Enseigne Ishrath Shraqvith était un jeune officier scientifique andorien dont le rôle se résumait depuis 2 mois à attendre que le temps passe. Il ne se rendrait véritablement utile qu'une fois arrivé à destination.

Toutefois, l'occasion de faire ses preuves arriva plus tôt que prévu. Car un jour, la Passerelle reçut une transmission de la Terre, leur donnant une mission assez éloignée de leurs attributions d'origine. Apparemment, une sonde avait récemment découvert dans le secteur l'épave d'un vaisseau que tout le monde pensait perdu depuis 5 ans. Le F.N.H. Cerbère était un vaisseau pénitentiaire de classe DY-732, dont les archives précisaient qu'il avait à son bord 600 membres d'équipage et 1170 prisonniers. Or, les autorités terriennes voulaient à tout prix récupérer l'un d'entre eux, Karl Lembarch, quel que soit l'état de son corps. Très vite, une équipe d'exploration fut rassemblée autour de l'Enseigne Shraqvith. Intrigué par cet intérêt qu'il trouvait des plus suspects, Ishrath prit quelques minutes pour interroger l'ordinateur et, après avoir soigneusement contourné certains protocoles qui lui interdisaient l'accès à des données sensibles, il découvrit que le fameux Karl était un Amélioré – il y avait encore des Améliorés, si longtemps après Khan ?

Un peu plus tard, une petite navette quittait le Monte-Christo en direction du Cerbère, avec à son bord Ishrath accompagné de trois agents de la sécurité. Ils trouvèrent un sas d'entrée, et s'y rendirent en combinaisons spatiales. Le scientifique eut tôt fait de pirater l'accès, et ils purent ainsi accéder directement à la passerelle. Hélas, l'endroit était un mausolée regorgeant de matériel détruit et de cadavres desséchés. Ishrath trouva néanmoins une console encore en état, grâce à laquelle il parvint à apprendre qu'une explosion avait eu lieu quelques 5 ans plus tôt, provoquant le naufrage. Il ne trouva aucune autre donnée utile.

Hélas, l'ascenseur était bloqué, aussi durent-ils retourner dans le vide de l'espace pour trouver un autre accès. Et enfin, l'exploration put véritablement commencer. Le pont 2 était une salle de scans à moitié détruite. Le pont 3 contenant aussi bien une infirmerie que des quartiers. Ici aussi, des cadavres jonchaient le sol. En fouillant l'infirmerie, Ishrath trouva quelques entrées évoquant la présence d'un virus à bord. Mais il n'apprit rien de plus, le vocabulaire médical lui étant étranger. Le pont 4 contenait lui aussi divers quartiers, ainsi qu'une salle de repos, mais celle-ci était exposée au vide de l'espace.
Les ponts 5 à 7 n'étaient en réalité qu'un seul pont – il s'agissait des prisons. Mais ici, les prisonniers étaient entreposés dans des caissons cryogéniques et non dans de spacieuses cellules ; c'est ce qui permettait d'en contenir autant ! Cependant, les visiteurs se rendirent vite compte que tous les caissons avaient été ouverts, et qu'ils ne contenaient que des cadavres... Ishrath supposa que le fameux Karl était entreposé quelque part dans cet espèce d’entrepôt, alors tous remontèrent à la Passerelle où ils accédèrent à l'ordinateur : ils apprirent que Karl était sur le Pont 6, tranche 8, bloc D. Mais lorsqu'ils redescendirent, ils trouvèrent le fameux caisson... vide. Ils n'eurent hélas pas le temps de tergiverser sur ce que cette découverte pouvait bien signifier, car soudain des tourelles de tir sortirent des murs et commencèrent à les canarder ! Regroupant leurs forces, les quatre envoyés de Starfleet parvinrent à détruire la première, puis ils s'enfuirent jusqu'à l'ascenseur sous les tirs de la seconde – l'un des trois agents de la sécurité déplora cependant une vilaine blessure qui l'étendit pour le compte. Mais pourquoi la sécurité intérieure ne s'activait-elle que maintenant ? Ils remontèrent aussitôt au pont 3 où ils menèrent le blessé à l'infirmerie. Puis, le laissant sur un lit, ils allèrent visiter les lieux. Dans la cabine du capitaine, le scientifique andorien découvrit avec surprise que celui-ci collectionnait les reliques. Alors il en empaqueta quelques unes dans une couverture puis, la jetant par-dessus son épaule, il entreprit de retourner en arrière. C'est à ce moment qu'un hurlement résonna dans les couloirs : sans attendre un instant, tous trois se précipitèrent à l'infirmerie, où ils découvrirent leur collègue mort, le cou en sang. En suivant les traces laissées par l'agresseur, ils tombèrent sur une espèce de monstre, vaguement humain, à la peau marquée et aux yeux jaunes, en train de lécher ses mains pleines de sang. Karl ? Qu'était-il devenu ? Un combat assez violent s'engagea alors, entre coups de griffes et tirs de pistolets. Ishrath, pour une raison inconnue, usa de force létale pour être certain d'abattre son adversaire.

Une fois que celui-ci fut hors-course, les trois agents de Starfleet prirent le chemin du retour. Mais c'est alors qu'ils tombèrent nez-à-nez avec deux individus armés jusqu'aux dents, aux vêtements frustres et affichant la propreté d'un mécanicien. Ils échangèrent quelques mots, et Ishrath comprit qu'ils étaient venus pour la même chose : emporter le corps de Karl. Alors, comme l'andorien portait toujours le sac de souvenirs sur son épaule, il le jeta sur son interlocuteur avec tellement de force que celui-ci fut projeté en arrière. Et des échanges de pistolets mirent le second hors de combat. Hélas, c'est à cet instant qu'une alarme commença à retentir entre les murs. Quoi que cela puisse bien signifier, il devenait urgent de quitter les lieux ! Aussitôt, ils se jetèrent tous trois dans l'ascenseur, traînant le corps de Karl derrière eux, mais une violente explosion emporta une partie du bâtiment à cet instant, comme si des charges avaient été déclenchées contre ses flancs. Protégés par l'ascenseur, ils remirent leurs casques avant d'ouvrir la porte. Ils constatèrent que le couloir qui leur faisait face donnait à présent sur le vide de l'espace. Sans attendre, ils s'y élancèrent tandis que la navette venait les récupérer.

Derrière l'astéroïde, un petit vaisseau inconnu prenait la fuite.

Tandis qu'ils retournaient vers le Monte-Christo en possession du corps qu'ils étaient venus chercher, Ishrath s'interrogeait sur les deux inconnus qu'ils avaient dû affronter, et sur le virus qu'avait contracté Karl...

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Dernière édition par Chrysalid le Jeu 28 Fév 2019 - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal de bord : XXIIe siècle   Journal de bord : XXIIe siècle EmptyDim 11 Nov 2018 - 15:22

Le Pathogène (10-nov-2018)
Charlène et Viviane – Maîtrisé par Chrysalid

Station DVX-0319, Amas d'Azura, le 18 août 2165, secteur 004
Suite à l'affaire du 'Navire Fantôme', Le S.S. Monte-Christo avait poursuivi son voyage vers l'Amas d'Azura, qu'il avait mis encore un mois à atteindre à pleine vitesse. Bien sûr, Ishrath n'était pas fâché de débarquer de ce vieux bâtiment, bien que sa nouvelle affectation ne serait pas forcément plus agréable. La station DVX-0319 était un petit complexe métallique construit sur la surface du plus grand astéroïde de l'Amas, qui en comptait des centaines. Le rôle du jeune enseigne andorien consisterait à analyser des échantillons prélevés par l'équipe d'exploration en vue de connaître leur qualité et leur potentiel d'exploitation. Et pendant un temps, il ne pensa plus à Karl Lembarch.
Dans les semaines qui suivirent, il eut l'occasion d'échanger avec divers membres de la station, en particulier l'Enseigne Jenkins, le pilote dénobulien qu'il avait déjà croisé à bord à plusieurs reprises. Or, la compagnie de ce personnage fort volubile s'avéra bien plus agréable que celle des autres membres humains, aussi prirent-ils l'habitude de se voir aux moments des pauses.
Le S.S. Monte-Christo devrait bientôt reprendre la route, emportant l'essentiel de son équipage avec lui, sauf Ishrath qui serait désormais affecté à la station pour une période encore indéfinie.

Moins de deux semaines s'étaient écoulées, lorsque des alertes médicales, au début bénignes et peu nombreuses, se multiplièrent, essentiellement parmi les membres des équipes de sécurité et du personnel médical. La panique s'empara de l'équipe lorsque le Directeur Forester commença à perdre ses cheveux en plein milieu d'une réunion ! Bien entendu, la quarantaine fut déclarée, et les malades enfermés à l'infirmerie.
Pour l'instant indemnes, Ishrath et Jenkins se rendirent au laboratoire, où l'andorien parla de ses craintes au dénobulien : pour lui, l'infection provenait du corps de l'Amélioré, récupéré sur le S.S. Cerbère deux mois plus tôt. Soit le virus avait eu raison du confinement, soit le garde blessé par Karl n'avait pas été traité efficacement... Comme Ishrath avait cryogénisé quelques cellules prélevées sur Karl, il employa ce moment pour effectuer quelques analyses, profitant des connaissances médicales de Jenkins pour interpréter les résultats. Ils découvrirent que le virus avait été créé en laboratoire, il n'avait rien de naturel.
Au beau milieu de leurs recherches, le Directeur Forester les convoqua. Il leur avoua que ses hommes et lui avait déjà vu ces symptômes. En effet, quelques années plus tôt, une équipe d'exploration avait trouvé sur un astéroïde l'épave d'un voilier solaire dont les occupants, morts depuis longtemps, portaient des stigmates identiques. Or, étant pressé par un emploi du temps serré, ils s'étaient contenté d'ignorer cette découverte. Toutefois, s'il était possible d'en apprendre un peu plus sur ce virus, ce serait bien en cherchant dans cette direction...

Peu après, Ishrath et Jenkins exploraient l'épave, parés de combinaisons spatiales. Et tandis que le dénobulien effectuait quelques prélèvements sur les corps, l'andorien fouillait la console à la recherche d'un journal de bord. Ils découvrirent que ces humanoïdes étaient tombés malades peu après leur rencontre avec un certain Daryl Jaxton, commercial chez Plutronics. Hélas, leurs recherches tournèrent court lorsqu'un compte-à-rebours s'activa sur la console. Ils quittèrent les lieux précipitamment – l''explosion rasa le petit vaisseau.

De retour au laboratoire de la station, ils poursuivirent leurs recherches. Jenkins poursuivit son étude de ce qu'il désigna sous le terme de « pathogène », alors qu'Ishrath effectuait une enquête sur Plutronics – il découvrit que l'entreprise, qui avait commencé dans l'électronique quelques décennies plus tôt, avait lentement évolué vers la domotique, puis plus logiquement vers l'immobilier automatisé. A présent, ils fabriquaient, des bâtiments, des hôtels et des stations spatiales pour les plus aisés. Daryl Jaxton apparaissait dans la liste de leurs représentants. Peu convaincu par la plaquette commerciale, l'andorien effectua des recherches un peu moins honnêtes, passant par des réseaux cachés à la recherche d'informations sensibles...
Jenkins découvrit que le pathogène était mortel pour l'essentiel des humanoïdes de ce secteur de l'espace, mais qu'il semblait inopérant sur les habitants de mondes plus éloignés – tels qu'Andoria ou Dénobula. Karl n'avait dû sa survie que grâce à son organisme génétiquement modifié ; ce qui l'avait transformé en une espèce de vampire plutôt que de le tuer. Un effet secondaire imprévu, selon toute probabilité.
Ishrath finit par découvrir que la plupart des sites construits par Plutronics dans ce secteur de l'espace au cours des 10 dernières années, avaient profité de la disparition étrange de peuplades ou colonies qui y avaient élu domicile auparavant. Or, à chaque fois, un étrange virus avait été à l’œuvre, qui présentait les mêmes caractéristiques que celui qui avait tué l'équipage du Cerbère. Les coïncidences était trop grosses, Plutronics, ou au moins son représentant local Daryl Jaxton, était forcément impliqué !
Les deux officiers ouvrirent une communication vers Starfleet, pour raconter toute l'affaire à l'opérateur. Réalisant l'ampleur potentielle de l'affaire, celui-ci autorisa la mise aux arrêts de ce Daryl Jaxton. Il leur apprit que celui-ci se rendait fréquemment sur la Station Artemis située à seulement 3 années-lumières de l'Amas d'Azura. Hélas, les deux officiers ne seraient pas assez nombreux pour piloter le S.S. Monte-Christo, l'équipage étant en majorité infecté par le virus. En outre, s'ils voulaient l'approcher, ils devraient certainement se faire passer pour de riches investisseurs, chose qui paraîtrait insensée s'ils venaient à bord d'un vieux DY-500. Aussi l'opérateur détourna-t-il l'U.E.S. Marauder NV-42, un bâtiment de classe NV, pour la plus grande joie des deux jeunes officiers ! En effet, ces vaisseaux, bien qu'étant loin du prestige des Classe NX, étaient tout de même de véritables vaisseaux de Starfleet. En outre, cela permettrait de déposer une équipe médicale qui prendrait en charge le personnel de la station.
Ishrath et Jenkins ne purent dissimuler leur excitation lorsqu'ils montèrent à bord du Marauder. De fait, pendant tout le mois que dura le voyage, ils appartinrent à son équipage comme n'importe quel autre membre – et là, ils avaient de vraies chambres avec douches...

L'arrivée à la Station Artemis, située dans le secteur 005, les laissa bouche bée – elle était immense, et un dôme gigantesque recouvrait une vaste forêt, depuis laquelle ils pouvaient voir la surface d'une énorme planète de pierre aux canyons impressionnants. Cette zone de non-droit avait été construite par et pour les riches, aussi l'autorité de Starfleet serait ici des plus ténues. Le plan A consisterait à le faire monter à bord du Marauder pour le mettre aux arrêts.
Déposés à bord, les deux officiers se rendirent à l'accueil où ils firent savoir qu'ils désiraient rencontrer Daryl Jaxton. Jenkins était vêtu à la façon d'un riche civil, tandis qu'Ishrath conserverait son uniforme de Startfleet et se présenterait comme son garde du corps. Le commercial, fort heureusement, était bien présent, et il leur accorda une entrevue... mais pas à bord du Marauder. Il insista pour qu'ils discutent dans un restaurant – aussi ils passèrent au plan B, qui consisterait à lui faire boire un soi-disant « vin dénobulien » dans lequel ils avaient versé un sédatif. Hélas, au moment de l'entrevue, ils apprirent qu'il ne buvait jamais de vin ! Vexés de voir leur plan B tomber à l'eau, ils tentèrent le tout pour le tout, et Ishrath mima une maladresse, renversant la table par un coup de genoux malavisé, et par conséquent le verre de champagne sur le costume de Jaxton (le but secret étant de lui inoculer le sédatif à l'aide d'une seringue hypodermique). Hélas, le commercial s'emporta violemment contre Ishrath et refusa de poursuivre l'entrevue en sa présence. Jenkins accepta de le suivre jusqu'à son hôtel sans son « garde du corps ». Avant de se quitter, ils mirent rapidement au point un plan C.

Plus bas dans la station, Jaxton et Jenkins discutaient toujours en traversant la ville, et tandis qu'ils traversaient un quartier assez désert, le dénobulien fit mine de lâcher son dossier. Lorsqu'il se baissa, Ishrath reconnut le signal et tira un coup de pistolet de phase sur le commercial. Jenkins le fit tomber d'un coup de pied, et l'andorien le mit hors-service d'une seconde déflagration.

De retour à bord du Marauder, les autorités de Starfleet mirent Jaxton aux arrêts, et on informa les deux jeunes officiers qu'ils seraient désormais affectés à ce vaisseau – il serait en effet peu rentable de refaire un mois de voyage dans l'autre sens juste pour les redéposer à la station DVX-0319. Bien entendu, cette nouvelle fut particulièrement bien accueillie...

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Dernière édition par Chrysalid le Dim 10 Mar 2019 - 13:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Journal de bord : XXIIe siècle   Journal de bord : XXIIe siècle EmptyDim 25 Nov 2018 - 17:15

L'Implant (24-nov-2018 / 01-déc-2018)
Charlène, Viviane et Quentin – Maîtrisé par Chrysalid

Vaisseau U.E.S. Marauder NV-42, le 07 octobre 2165, secteur 005
Au cours du mois d’octobre 2165, l'UES Marauder détecta la présence d'une petite navette. Quittant la distorsion, ils découvrirent un vaisseau monoplace dérivant dans l'espace. Le faisant remorquer dans le hangar, le Capitaine Rayan J. Gordon envoya une équipe pour l'étudier en détail. De fait, l'Enseigne Shraqvith, Andorien du département scientifique, rejoignit l'Enseigne Knox, un Tellarite hirsute et couvert de cambouis issu du département Ingénierie, avec une équipe de sécurité pour effectuer des analyses et relevés divers. De prime abord, Ishrath n'arrivait pas à déterminer si l'occupant à bord était vivant ou mort, les relevés étaient contradictoires. Mais une fois que la porte fut ouverte, il fut vite évident que celui-ci était mort. Néanmoins, prenant en compte les doutes de l'Andorien, le docteur mena l'inconnu à l'infirmerie pour pousser les analyses un peu plus loin. Knox découvrit une nouvelle forme de moteurs de distorsion adaptés aux navettes. Il découvrit aussi que la balise, normalement contenue dans le moteur, avait été retirée. Ishrath, quant à lui, parvint à extraire quelques données de l'ordinateur de bord, dont le nom du peuple qui l'avait fabriqué, les Auc'Ar, ainsi que les coordonnées spatiale du dernier décollage. Une chose chiffonnait cependant l'Andorien : ce vaisseau semblait appartenir au même peuple que l'épave explorée lors de la précédente mission. Mais ce n'était pas le cas de son occupant qui n'était à l'évidence pas un Auc'Ar.
A l'infirmerie, le médecin rendit le résultat de ses analyses : de prime abord, le corps appartenait à une espèce inconnue – les membres allongés, les os creux et le corps couvert de plumes jaunâtres, il semblait être le lointain descendant d'une espèce aviaire. Néanmoins, si l'inconnu était bel et bien mort, il avait en lui une sorte d'organe possédant un ADN différent du reste du corps – plutôt un implant étranger dont la nature échappait au médecin. Or, l'implant était lui-même en train de mourir.
Désireux de connaître le fin mot de l'histoire, le Capitaine Gordon mit le cap sur les coordonnées d'où était partie la navette. Après quelques heures en distorsion 3, le Marauder s'arrêta à proximité d'une étrange planète, ou plutôt des vestiges d'une planète dont quelques blocs brisés étaient maintenus ensemble par de longs tunnels de métal. Sur chaque morceau de planète brillait un dôme de plusieurs kilomètres de hauteur, sous lequel s'élevait une cité de métal et de verre. En étudiant les détecteurs et en écoutant les transmissions émises par cette civilisation inconnue, ils découvrirent qu'il s'agissait de la planète Ogna V, que ses habitants étaient les Ognam et que sa capitale s'appelait Yorak. Sur le plan technologique, elle semblait correspondre à peu près à la Terre du XXIe siècle... et ne maîtrisait pas le voyage spatial...
Le Capitaine Gordon rassembla alors le scientifique Ishrath, l'ingénieur Knox et le pilote Jenkins pour leur demander de descendre à Yorak, étudier cette civilisation post-aviaire, d'enquêter sur cette navette Auc'Ar pour savoir comment elle a pu se retrouver chez eux, et surtout de retrouver le pilote Auc'Ar. Il s'agissait en gros d'une mission d’extraction. Or, une difficulté s'imposait alors : la Directive de non-ingérence s'appliquait. C'est à dire que sur ce monde, nul ne devait apprendre d'où venaient les trois agents de Starfleet, à aucun prix.

Mais avant tout, les trois agents passèrent quelques temps à l'infirmerie, où le médecin leur donna une apparence d'Ognam, avec un visage couvert de petites plumes jaunâtres et une peau pâle. Ce fut là évidemment source de nombreuses plaisanteries sur l'apparence de chacun, et des termes comme poulet, poussin ou piaf fusèrent de toutes parts. Ensuite, hélas, se posa le problème du transfert à la surface de Yorak : Ishrath était maladivement effrayé par la téléportation. Et même si les statistiques prétendaient qu'il s'agissait de l'un des moyens de transport les plus sûrs, l'Andorien refusait catégoriquement d'être déstructuré. Cependant, un transport en navette serait bien trop facile à repérer, aussi Jenkins paralysa Ishrath d'un coup de pistolet de phase, et ils purent se faire téléporter dans une ruelle.

Lorsqu'Ishrath se réveilla un peu plus tard, il fut profondément déstabilisé de constater qu'il avait été téléporté à son insu, et promit de se venger à la première occasion. Mais l'heure était à la mission, aussi tous trois de se rendre dans la rue pour la première étape : calibrer le traducteur universel ! Ci-fait, ils assistèrent à un bulletin d'information projeté sur écran géant, où il était question de manifestants qui militaient pour obtenir une plus longue espérance de vie. En discutant avec des passants, les trois agents découvrirent que si le commun des Ognam pouvait vivre 40 ans, les Ministres quant à eux, avait 300 ans de vie. Quant au Président, il semblait immortel...
En errant ici et là, ils finirent par apercevoir une manifestation quelques rues plus loin, avec revendications, explosions, fumées, etc.

Évitant ce quartier, ils cherchèrent une sorte de musée et trouvèrent un bâtiment désigné sous le nom de « Archives ». Grâce à de nombreux fichiers audio et vidéos, ils purent ainsi retracer l'histoire de ce monde. Le Président Roorlox était effectivement en place depuis des milliers d'années. Il désignait ses ministres qui bénéficiaient dès lors d'une vie de 300 ans, tandis que tout le reste de la population était limité à 40. Si des recherches avaient été menées tout au long de l'histoire Ognam pour trouver comment fonctionnait ce procédé, personne n'avait encore trouvé. Cependant, les trois agents étaient persuadés que l'implant biologique trouvé dans le corps de l'Ognam mort en était directement responsable. Ils apprirent aussi que les Ognam avaient conscience de ne pas être les seuls habitants de la galaxie, car des étrangers désignés sous le nom de « Amis des Étoiles » leur rendaient parfois visite.
Ces recherches dans les archives leur permirent aussi de découvrir que les Ognam utilisaient encore des armes balistiques, qu'ils maîtrisaient très mal le voyage spatial, et qu'ils employaient une monnaie papier assez proche des bons au porteur employés sur Terre pendant longtemps.

Ceci fait, ils partirent en quête d'un centre d'informations. Un passant leur parla volontiers de la Station des Chroniqueurs, mais celle-ci se trouvait quelques rues plus loin, hélas en plein milieu des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre...
***

Cachés au coin d'un bâtiment, les trois membres de l'équipe d'exploration assistaient à un véritable conflit armé entre des soldats entraînés portant armes et armures noires – le Corps de Répression Sécuritaire – et des individus qui paraissaient plus être des civils, bien que leurs vêtements, déchirés, ressemblassent à des uniformes. Les soldats tentaient régulièrement une percée et n'hésitaient pas à tirer sur les civils. Ceux-ci, toutefois, étaient cachés derrière des barricades de fortune et parvenaient tant bien que mal à éviter les tirs. Or, le bâtiment des Chroniqueurs se trouvait de l'autre côté de la rue, partiellement protégé par les soldats. Les agents de Starfleet remarquèrent que les soldats avaient un uniforme presque identique à celui de leur inconnu...
Puis ils échangèrent sur la démarche à adopter, et finalement ils décidèrent de se mêler aux civils pour lancer des pavés vers l'oppresseur manifeste. Ce qu'ils firent. Hélas, si les pavés n'atteignirent aucun soldat, ceux-ci purent déterminer le groupe de lanceurs, et chargèrent ceux-ci en tirant sans sommation. Ils tuèrent ainsi plusieurs manifestants sous les yeux effarés des trois infiltrés, qui n'eurent d'autre solution que de s'enfuir par là où ils étaient arrivés !
Retournant sur les lieux par une autre rue, ils tentèrent une autre approche. Malgré leurs pistolets de phase, ils ne pouvaient se permettre d'entrer en conflit armé avec les soldats en armure noire, quand bien même ceux-ci ne portaient que des armes balistiques primitives. Alors le tellarite proposa une idée : effectuer une bonne vieille diversion pour se glisser jusqu'à l'entrée du building. Ci-fait, il lança sa flasque d'alcool dans un brasier de barricade à quelque distance de là. L'alcool, particulièrement fort, provoqua une intense fumée grisâtre en brûlant, qui attira l'attention de tout le monde alentours. Dès lors que l'escouade qui protégeait le bâtiment se déplaça, le tellarite piqua un sprint pour traverser la rue, aussitôt suivi de l'andorien et du dénobulien. Ils rampèrent discrètement au pied d'une barricade gardée par un garde seul et purent enfin atteindre la Station des Chroniqueurs, dont Knox fracassa l'entrée de sa grosse clé à molette.

Une fois entrés, tous trois se concertèrent sur la démarche à suivre, jusqu'à ce qu'ils croisent un ognam qui travaillait ici. Moox était son nom et contre les menace dont l'abreuva Knox, il accepta de les mener à l'étage des archives. Mais tandis qu'ils montaient, une communication du Capitaine Gordon leur annonça l'approche d'un vaisseau inconnu qui venait juste de sortir de distorsion. Le Marauder s'éloigna pour échapper aux détecteurs du nouveau venu.

Or, arrivés à l'étage voulu, ils apprirent de la part de Moox que l'alien dans sa petite navette n'appartenait pas à la même race que leurs « Amis des Étoiles ». Il n'était d'ailleurs qu'une rumeur plus qu'une véritable information. Il leur conseilla d'interroger Khe'zayn, le chroniqueur qui avait été chargé d'enquêter sur ces rumeurs. Bien sûr, il accepta de les mener au fameux Khe'zayn, pour peu que Knox arrête de le frapper. Ils traversèrent ainsi un vaste open-space où travaillaient de nombreux ognam, jusqu'à un petit bureau dans lequel Khe'zayn... était mort. En effet, celui-ci avait reçu un petit projectile en pleine tête à peine quelques heures plus tôt. Catastrophé, Moox fouilla son interface informatique où il découvrit des photos de l'alien en question – c'était bel et bien un Auc'ar. Celui-ci avait été temporairement conservé et étudié à la Garnison d'Yorak jusqu'à ce que les autorités de Sheev, une ville voisine, ne le leur rachète. A présent, tout laissait à penser que le corps de l'Auc'ar se trouvait à l'ambassade de Sheev... mais pour combien de temps ?

Pendant leurs recherches, un imposant vaisseau vint se stationner au-dessus de la ville, et de nombreuses petites navettes descendirent à la surface – d'importants émissaires des « Amis des Étoiles » se posèrent et investirent la plupart des bâtiments officiels. Évidemment, la Station des Chroniqueurs n'y échappa pas, et peu après, un individu à la démarche militaire, au visage gris et écailleux, et au costume argenté, se présenta dans l'open-space, où il fut accueilli avec beaucoup de déférence – à moins que ce ne fut de la crainte – par les chroniqueurs. Knox l'aperçut brièvement, mais il retourna aussitôt dans le bureau en espérant que nul ne viendrait les déranger. Tant qu'il était là, il serait de bon ton d'éviter tout éclat qui les ferait repérer ; l'individu avait l'air d'être assez peu conciliant...

Finalement, après avoir réuni autant d'informations que possible, Ishrath, Jenkins et Knox discutèrent de l'étape suivante, mais la solution leur fut proposée par Moox : en effet, l'un de ses collègues, le chroniqueur Shaa'brin, avait des contacts avec l'ambassade et il y avait fort à parier qu'il pourrait obtenir des informations utiles. Sitôt dit, Moox parvint à faire venir Shaa'brin dans le bureau de Khe'zayn « pour une affaire urgente ». Sans surprise, le nouveau venu fut catastrophé de découvrir le corps de ce dernier, inerte, et accusa les trois agents de l'avoir tué. Bien sûr, ils tentèrent de le détromper sans trop croire que cela servirait à quelque chose. Néanmoins, lorsqu'il comprit que sa vie était probablement en danger, il accepta de coopérer – malgré les plumes qui couvraient son visage, le tellarite ne semblait pas commode. Shaa'brin contacta donc son contact à l'ambassade avec lequel il échangea un certain temps, jusqu'à ce qu'il apprenne que le corps de l'étranger serait transféré le soir-même, à 23h00, de l'ambassade de Sheev jusqu'à la ville du même nom.
Une fois l'appel terminé, les trois envoyés de Starfleet libérèrent Moox qui s'était avéré plutôt utile, mais Shaa'brin ne leur inspirait aucune confiance. Aussi le paralysèrent-ils d'un coup de pistolet de phase, avant de le ligoter avec ses propres vêtements et de l'enfermer dans un placard. Ci-fait, ils demandèrent à retourner à bord du Marauder par téléportation immédiate.

Au cours de la réunion avec les officiers supérieurs qui s'ensuivit, il fut décidé d'éviter toute confrontation avec le vaisseau inconnu. De fait, l'équipe scientifique préparerait un leurre pour le détourner, afin de permettre au Marauder de s'approcher pour téléporter le corps de l'inconnu directement à bord.

De fait, après que les trois agents aient repris leur apparence naturelle à l'infirmerie (Jenkins conserva quelques plumes pour mémoire), chacun retrouva son poste. Le leurre fut lancé au loin, torpille modifiée pour émettre des signaux neutres dans toutes les directions, aux alentours de 22h50. Le vaisseau inconnu le repéra rapidement, et se détourna pour l'intercepter. Quelques minutes plus tard, le Marauder s'approcha de la cité et commença à scanner la zone aux coordonnées de l'ambassade de Sheev. Ils repérèrent un véhicule, dont les senseurs confirmèrent qu'il contenait le corps de l'alien. Aussitôt, le capitaine Gordon ordonna la téléportation, et l'enseigne Knox s'exécuta. Avec satisfaction, il vit le corps de l'étranger se matérialiser devant lui.

Hélas, alors même que le capitaine s'apprêtait à donner l'ordre d'entrer en distorsion, le vaisseau étranger arriva, menaçant, afin de lui ordonner de se rendre, car ce monde était sous sa protection. Gordon tenta de gagner du temps, tandis que Jenkins s'apprêta à effectuer une manœuvre d'évasion. Ishrath eut une idée – il prépara un fichier que Gordon envoya aux étrangers, soi-disant « en guise de leur bonne volonté ». Mais lorsque ledit fichier arriva dans les hauts-parleurs de la passerelle adverse, une vieille chanson terrienne issue de la culture populaire, ceux-ci furent tellement surpris qu'ils laissèrent au Marauder le temps d'effectuer sa manœuvre avant de disparaître en distorsion sans demander son reste !

Dans son rapport final, le Capitaine Gordon ne put qu'émettre quelques théories à défaut d'avoir des réponses à toutes les questions. Un monde en pleine insurrection, des plumes jaunes contre des uniformes noirs, une élite immortelle et une populace à la courte vie, une résistance tenace mais mal organisée... tout laissait penser que l'auc'ar était arrivé sur ce monde par hasard. Il était évident que le soldat inconnu avait eu accès à la navette auc'ar et qu'il en avait profité pour fuir son monde en flammes. Quant aux raisons de sa mort, elles étaient certainement liées à l'implant découvert dans son organisme, mais l'enquête n'avait pas permis d'en savoir plus.
Pink fluffy unicorn dancing on rainbow...

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MessageSujet: Re: Journal de bord : XXIIe siècle   Journal de bord : XXIIe siècle EmptyDim 6 Jan 2019 - 13:16

Horloge biologique (05-jan-2019)
Charlène, Viviane et Quentin – Maîtrisé par Chrysalid

Vaisseau U.E.S. Marauder NV-42, le mardi 10 décembre 2165, secteur 005
Le dernier mois de l'année 2165 selon le calendrier terrien était arrivé. L'équipage de l'U.E.S. Marauder NV-42 avait poursuivi son service avec sérieux, tout en s'accordant parfois quelques menus loisirs. Par exemple, Ishrath avait inauguré une sorte de ciné-club tous les mardis soirs, qui permettait de découvrir de vieux films terriens des XXe et XXIe siècles. De fait, l'andorien espérait éduquer ses équipiers à une culture qui le fascinait. Et curieusement, ces soirées avaient un petit succès.
Le mardi 10 décembre, les détecteurs repérèrent d'étranges relevés en provenance d'une planète du système Optéra. En effet, une source inconnue émettait des vagues irrégulières de tétryons, une particule qui trouvait naturellement sa source au sein du subespace. En outre, ces particules étaient émises selon un rythme qui faisait penser à une forme de communication. Intrigués, ils mirent le cap sur Optéra IV et entamèrent des relevés approfondis qui leur révélèrent un certain nombre d'informations, comme le fait qu'il s'agissait d'une planète de classe M, mais qu'elle n'était occupée par aucune civilisation avancée. Quelques traces isolées de technologie toutefois intriguèrent les occupants de la passerelle. En outre, le centre de la planète était imperméable au balayage scanner... Très vite, une équipe d'exploration fut organisée, contenant le pilote dénobulien Jenkins, le scientifique andorien Ishrath et l'ingénieur tellarite Knox.
La petite équipe se téléporta dans une caverne où les émissions de tétryons semblaient particulièrement massives. Ils se retrouvèrent alors dans une vaste grotte occupée par plusieurs centaines d'insectes géants, des sortes de scarabées dont le corps émettait des lumières en rythme. Un rythme qui n'était pas sans rappeler les émissions de tétryons – s'agirait-il d'une forme de communication complexe entre ces êtres ? Ces centaines d'insectes étaient accrochés à d'énormes blocs de cristaux qui pendaient du plafond. Quelques relevés permirent à Ishrath de comprendre que ces cristaux et ces insectes étaient principalement constitués de solanogène, une matière qui trouvait naturellement sa source... dans le subespace. Autant de choses qui n'avaient rien à faire ici, dans l'espace 'normal'... A un moment, l'une de ces énormes créatures passa auprès de l'équipe, mais elle s'en désintéressa rapidement. A première vue, il ne s'agissait pas d'une espèce agressive...
Au bout d'un certain temps, toutes les lumières de la caverne s'éteignirent et ils se retrouvèrent dans le noir absolu. Aussitôt, la vaste foule d'insectes se réunit pour remonter vers la surface en un gigantesque troupeau qui fit trembler les parois de la caverne sous leurs lourdes pattes. Bien qu'ils tentèrent de se mettre à l'abri, les membres de Starfleet n'en sortirent pas indemnes – l'un des êtres écrasa Knox sous son poids, le mettant hors d'état pour le compte. Avec regrets, ils remontèrent sur le Marauder par téléportation, où le tellarite fut aussitôt pris en charge par l'infirmerie.

Pendant ce temps, Ishrath tenta d'étudier les émissions de tétryons dont il avait enregistré de nombreuses séquences sur la planète. Des heures durant, et aidé par la linguiste Maya Hayward, il fabriqua une matrice de correspondance linguistique pour comprendre les échanges. De fait, lorsque Knox sortit de l'infirmerie, il reçut aussitôt ordre de construire un appareil capable de traduire en direct les émissions de tétryon en langage audible, et inversement. Ce qu'il fit, aidé de Jenkins.

Sur la planète, quelque chose était en train de se produire : des centaines, voire des milliers d'insectes géants émergeaient des entrailles de la planète et commençaient à ramper au sol et se recroqueviller. Aussitôt que l'interface de traduction fut prête, les trois membres de l'équipe grimpèrent dans une navette en direction d'un désert où se trouvaient de nombreuses créatures. Ils s'approchèrent de l'un d'entre eux qui semblait souffrir sur place – Knox comprit qu'ils ne souffraient pas : ils étaient en train de muer. Ils étaient sur le point de se débarrasser de leur carapace, mais qui sait ce qui allait en sortir ? Le tellarite tenta de communiquer avec une créature, la matrice convertissant ses paroles en signaux de tétryons lumineux. Intrigué, l'insecte répondit par une série de signaux, que la matrice convertit avec une voix grésillante. La créature leur expliqua que ses congénères et elle étaient en train de grandir. Et qu'ils devaient retourner dans le subespace. Mais ils craignaient l'arrivée des « chasseurs » qui les attrapaient. L'optérien – ainsi que la matrice traduisit le nom sous lequel se désigna l'insecte – leur raconta que son espèce était originaire du subespace, mais que quelque chose les empêchait d'y retourner. Cela avait peut-être à voir avec une technologie qu'ils ne connaissaient pas, et qui se trouvait auprès du centre d'Optéra IV. S'agirait-il de la zone blanche apparue sur les détecteurs ? A leur grande surprise, l'insecte connaissait la fréquence du bouclier qui protégeait le site. Les officiers de Starfleet leur promirent de faire ce qu'ils pourraient pour les aider, puis ils retournèrent à la navette alors que les insectes, autour d'eux, quittaient leur veille carapace et déployaient lentement de grandes ailes transparentes toutes neuves...
***

Après un débrief avec le Capitaine Gordon, il fut décidé que l'équipe se téléporterait auprès du centre d'Optéra IV pour détruire l'installation, et ainsi libérer les insectes. Mais avant la fin de la réunion, il y eut un appel de la Passerelle : une nuée d'insectes quittait la surface de la planète pour s'élancer dans l'espace. Or, de nombreuses créatures filaient droit vers le Marauder ! Et effectivement, tandis qu'une véritable armée de créatures s'éloignaient vers les profondeurs du vide stellaire, certaines vinrent se poser sur le vaisseau, et commencèrent à en sucer l'énergie à travers le bouclier ! Sans attendre, l'équipage brancha la matrice de traduction au vaisseau, afin de leur envoyer un message en langue tétroynnique. Comme Knox le tellarite avait déjà communiqué avec un de ces êtres, ce fut lui qui procéda à cet échange. Il leur dit que l'équipage du Marauder n'était pas leur ennemi, et qu'ils feraient tout pour les aider à retrouver le chemin du subespace et échapper aux chasseurs. Mais en retour, ceux-ci devaient arrêter d'aspirer leur énergie. Les insectoïdes comprirent, et quittèrent les lieux sans plus attendre. Hélas, à peine ce problème réglé, un autre survint aussitôt, lorsqu'un énorme vaisseau-cargo de configuration inconnue entra en orbite autour d'Optéra IV. Une fréquence d'appel fut aussitôt ouverte, et une femme au yeux trop écartés pour être humaine, au regard dur et portant manifestement un uniforme militaire, s'adressa à eux en ces termes :

- Je suis le capitaine Sharama Kaladok, commandant le vaisseau de collecte KES Ko'Falgrin de la Force Expéditionnaire Kavienne. Cette planète appartient à Kavia. Vous allez nous rendre toute propriété kavienne rapportée sur votre vaisseau et vous retirer de ce système immédiatement. Nous ne tolérerons aucune ingérence dans notre récolte.

Knox fut le premier à demander une preuve que cette planète leur appartenait bien. Il soutenait l'idée que ces insectoïdes étaient du bétail pour les Kaviens, et que toute ingérence dans leur civilisation serait couverte par la Directive Prime. Jenkins et Ishrath étaient, quant à eux, d'avis de sauver ces créatures, qui étaient de toute évidente intelligentes... Directive Prime ou pas, il y avait là un peuple civilisé qui en chassait un autre. Une forme d'esclavage en somme, ou d'exploitation... Au cours de l'échange qui suivit, le capitaine Kaladok sembla intriguée lorsque Jenkins évoqua l'intelligence des Optériens, mais elle s'énerva lorsque Knox lui demanda des preuves de ses affirmations. Pour toute réponse, elle fit armer les canons du Ko'Falgrin et leur réitéra l'ordre de quitter le système. A nouveau, l'équipage échangea au sujet de leurs différentes options, mais cela parut probablement trop long pour le capitaine Kaladok, qui fit lancer un tir de sommation à peu de distance du Marauder. Comprenant que les hostilités venaient d'être déclarées, l'équipage de Starfleet prit de rapides décisions et chacun s’élança à son poste. Jenkins fit effectuer une manœuvre au Marauder qui contourna le Ko'Falgrin afin de se placer derrière ses réacteurs, tandis qu'Ishrath tira une salve de canon-phaseur vers les moteurs ennemis. Hélas, Le bâtiment adverse, bien que massif et lent, était aussi lourdement protégé. Et le canon-phaseur était à peine parvenu à entamer ses boucliers arrières....
De son côté, le tellarite était parti chercher une torpille qu'il avait placé sur les plots de téléportation. Il lui fallut un certain temps pour verrouiller les coordonnées, jusqu'à ce qu'enfin, la torpille disparaisse en un nuage de particules lumineuses.
Pendant ce temps, dans l'espace, le Marauder continuait de se maintenir dans le dos du Ko'Falgrin alors que celui-ci tournait lentement, lorsqu'une véritable armée de navettes quittèrent ses cales – de prime abord, l'équipage de Starfleet pensa à une force armée envoyée pour les contenir, mais ceux-ci s'en désintéressèrent totalement et commencèrent à chasser les optériens. En résumé, il devenait urgent d'agir. Hélas, attaquer le Ko'Falgrin usait l'énergie du Marauder bien trop rapidement pour peu de résultat. Alors ils eurent une autre idée : à l'aide du traducteur tétryonnique, ils lancèrent un appel dans l'espace alentours à l'attention de tous les insectoïdes, leur demandant de se coller à la coque du vaisseau-cargo pour en sucer l'énergie ! Cet ordre fut manifestement apprécié, car ils furent une véritable nuée à venir se coller contre la coque adverse.
C'est à cet instant que la torpille téléportée au centre d'Optéra IV explosa, détruisant par le fait l'installation kavienne qui s'y trouvait. Aussitôt, les émissions de polarons cessèrent et une faille subspatiale apparut sur les détecteurs ! Fiers de leur réussite, l'équipage de Starfleet s'enfuit à vitesse de distorsion...

Lors du débriefing final, ils admirent avoir eu quelques difficultés à prendre des décisions dans cette mission vis-à-vis de la Directive Prime. Ce serait au QG de Starfleet de juger leurs actions. Par contre, ils savaient qu'ils n'avaient sauvé qu'une seule génération d'optériens, et que les Kaviens reviendraient très vite pour réparer l'installation détruite, et reprendre leur récolte dès la génération suivante. Leur seul espoir était que Starfleet envoie une équipe de sécurisation du site pour empêcher que cette « récolte » malsaine ne se produise à nouveau. Avec le risque d'entrer en guerre avec ces Kaviens...
Pour terminer, le capitaine Gordon félicita les enseignes Jenkins et Shraqvith, dont les actions et l'attitude lors de cette affaire les avait certainement mis sur la voie d'une future promotion...

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MessageSujet: Re: Journal de bord : XXIIe siècle   Journal de bord : XXIIe siècle EmptyDim 20 Jan 2019 - 16:13

L'ex (19-jan-2019)
Charlène, Viviane et Quentin – Maîtrisé par Chrysalid

Vaisseau U.E.S. Marauder NV-42, mercredi 18 juin 2166, secteur Argelius
Dans sa petite cabine, à bord du Marauder NV-42, l'enseigne Jenkins profitait d'une journée de repos pour s'adonner à quelques menus loisirs, lorsqu'il fut contacté par Maya, l'opératrice des communications actuellement sur la Passrelle : il y avait une communication personnelle en ligne. Avec surprise, le dénobulien entendit la voix de Mylène Dewitt, une jeune femme avec qui il avait vécu une relation intense durant leurs années à l'Académie de Starfleet. Hélas, la jeune femme avait été affectée à bord de l'U.S.S. Equinox NX-08, tandis que lui-même, faute de place, s'était retrouvé affecté à bord du vieux S.S. Monte-Cristo... Et bien qu'il ait finalement été réaffecté sur le Marauder dans l'intervalle, il ressentait tout de même une certaine jalousie car les vaisseaux de classe NX étaient, il faut bien le dire, le fleuron de Starfleet capable d'atteindre des vitesses de distorsion de 5...

Au cours de la conversation qui suivit, Jenkins apprit que Mylène s'était faite enlever par des romuliens – un peuple belliqueux mais pourtant méconnu que Starfleet avait affronté entre 2156 et 2160. Elle eut juste le temps de lui transmettre ses coordonnées avant de couper la communication d'un air paniqué. Sans trop savoir quoi penser de ces nouvelles, Jenkins se rendit sur la Passerelle pour en faire part au capitaine Gordon. Bien entendu, l'idée qu'une ingénieure de Starfleet soit tombée entre les mains d'un peuple ennemi fit grincer quelques dents, aussi donna-t-il l'ordre de se rendre sans plus attendre sur place.

Durant les quelques heures que devaient durer ce trajet, ils contactèrent le QG de Starfleet sur Terre, qui leur confirma que l'Equinox était alors en mission à peu de distance de la Zone Neutre Romulienne, mais qu'il n'avait plus donné de nouvelles depuis. En outre, il semblait même ne plus répondre... L'ordre fut alors donné au Marauder et à son équipage de procéder aux recherches, tant pour sauver l'enseigne Dewitt des mains des romuliens que pour découvrir ce qui était advenu de l'Equinox. En outre, l'urgence était de mise.

Lorsqu'ils arrivèrent au lieu des coordonnées, ils découvrirent IORUS IV, une planète désertique de classe Minshara dont la surface, essentiellement couverte de sable, ne portait que quelques vestiges d'une ancienne civilisation depuis longtemps éteinte. Les détecteurs repérèrent néanmoins quelques sursauts de technologie plus récente, mais très parcellaire, rien de bien inquiétant à première vue. Hélas, durant leur étude, ils furent attaqués par un attaquant inconnu... et invisible ! Bien sûr, ils pensèrent aussitôt à un vaisseau romulien, ceux-ci étant connus pour leur technologie d'occultation. Pris par surprise, ils subirent un second tir qui détruisit leurs boucliers avant d'avoir le temps de réagir. Aussitôt, ils entrèrent en distorsion pour quitter le système. Par chance, leur agresseur invisible ne les suivit pas. Le vaisseau en sécurité, les ingénieurs Knox, Freemann, Lopez, Faulkner et Calligan mirent tout en œuvre pour recharger les boucliers, tandis que le scientifique andorien Shraqvith poussa les détecteurs à fond pour en apprendre plus sur le système Iorus. Et il ne fut pas déçu de ses découvertes. D'une part, il y avait une zone de radiations neutroniques située aux confins du système – qui ne les concernait pas, à priori, au cours de cette mission. D'autre part, elle repéra la signature d'un vaisseau de Starfleet... au cœur même de cette zone de radiations ! L'Equinox ?

Le capitaine Gordon organisa une réunion pour décider de la marche à suivre. Il fallait donc organiser un double sauvetage : d'une part récupérer l'enseigne Dewitt des mains de l'ennemi romulien, d'autre part se rendre auprès de la zone de radiations pour sauver ce qui pouvait encore être sauvé de l'Equinox... Deux équipes furent donc réunies :
- l'exobiologiste Claudius Lord accompagné des agents de Sécurité Kevin Petit et Jean-Michel Remplaçant, dit « J.M.R. », descendraient dans la ville pour retrouver Mylène,
- le scientifique Ishrath, l'ingénieur Knox et le pilote Jenkins étudieraient le nuage de radiations et tenteraient de voir ce qui pourrait être fait.
Enfin, le capitaine ordonna de se rendre directement en orbite de Iorus IV pour y lâcher une navette contenant l'équipe de sauvetage. Le Marauder essuierait certainement un ou deux tirs du vaisseau occulté, puis il se rendrait aussitôt vers les coordonnées de l'Equinox.

Sitôt décidé, le Marauder traversa le système en distorsion jusqu'à Iorus IV, et la navette contenant l'exobiologiste et les deux agents de sécurité fut larguée alors que l'agresseur inconnu faisait déjà feu. Très vite, les boucliers furent réduits à néant, puis ce furent les détecteurs qui subirent une baisse d’énergie, mais une réaction en chaîne fit aussi exploser certains systèmes moteurs. Le pilote dénobulien mit tout en œuvre pour quitter les lieux mais la perte des moteurs lui compliqua la tâche. Un second tir provoqua des brèches dans la coque et l'explosion de certains systèmes, avec en outre, une baisse conséquente d'énergie. Alors, Knox redirigea tout ce qui restait de puissance vers la propulsion, et Jenkins et Ishrath poussèrent les moteurs dans leurs derniers retranchements... et le Marauder disparut de l'orbite planétaire.

Arrivés à la frontière de la zone de radiations, ils entamèrent les réparations du vaisseau...

Sur Iorus IV, les trois membres du personnel engagé se posèrent à quelque distance de la ville, ignorant ce qui se passait au-dessus de leurs têtes. Ils descendirent et traversèrent le désert à pied – avec surprise, ils ne remarquèrent aucune trace de vie animale. Ça n'était qu'un désert nu. Avec des jumelles, ils surveillèrent la cité de loin, mais il ne s'agissait que de vieilles ruines de pierre jaune que le temps, peu à peu, effaçait sous l'effet de l'érosion. Par contre, ils repérèrent des canons automatisés perchés ici et là sur des blocs de pierre, manifestement beaucoup plus récents que le reste du site. De loin, ils tirèrent sur certaines tourelles qui explosèrent afin d'entrer dans l'enceinte de la ville sans être inquiétés. Ils traversèrent ainsi les rues de la ville jusqu'à ce que l'agent J.M.R. eut une mauvaise surprise lorsque son fusil lui explosa entre les mains alors qu'il détruisait une nouvelle tourelle. L'exobiologiste lui donna son propre pistolet de phase en remplacement car lui-même n'en avait pas besoin.
Ils détruisirent en tout et pour tout 5 tourelles automatisées avant d'arriver au pied d'un bâtiment encore debout, à l'étage duquel ils découvrirent Mylène Dewitt, sommairement attachée à un gros bloc de pierre, seule et en parfaite santé. Bien sûr, les trois agents se méfièrent – où étaient ses geôliers ? Elle leur répondit que lorsque le Marauder était entré en orbite, ils l'avaient repéré aussitôt, et s'étaient rendu à leur vaisseau pour l'attaquer sans délai. Par contre, elle parut déçue que Jenkins ne se soit pas déplacé pour la sauver.
Méfiant quant à cette histoire, tous quatre retournèrent à la navette, dont ils ne retrouvèrent que des débris fumants...
***



Après avoir passé de longues heures à réparer les systèmes, le bilan n'était pas encourageant. La structure avait été restaurée et les détecteurs réparés. Le bouclier avait été rechargé, quant à lui, et l'équipe d'ingénieurs, dont l'enseigne Knox, était déjà à la tâche pour remettre les moteurs en état. Mais le capitaine convoqua les officiers Ishrath et Jenkins pour les missionner sur l'Equinox. Étant donné la zone de radiation, même avec des détecteurs en bon état, il était impossible de scanner la zone pour connaître l'état du vaisseau de classe NX. Aussi leur demanda-t-il de se rendre sur place pour y enquêter directement. Avant de partir, ils tentèrent d'établir une communication, mais l'enseigne Maya découvrit avec stupeur que les communications avaient été déconnectées. Ishrath alla de ce pas jeter un œil aux installations, pour découvrir que des pièces avaient été retirées. Peu à peu, il commencèrent à soupçonner la présence d'un saboteur à bord...
Peu après, le scientifique andorien et le pilote dénobulien embarquèrent à bord d'une navette et, parés d'une combinaison de protection intégrale, ils s'engagèrent dans la zone de radiations neutroniques...

Et ils le trouvèrent : l'U.S.S. EQUINOX NX-08 dérivait dans le nuage violacé, telle une épave abandonnée. Ils s'amarrèrent et entamèrent la visite au milieu d'un silence lourd de sens. Ils trouvèrent un corps sans vie, manifestement mort depuis plusieurs heures. Puis un second, puis d'autres encore. En errant dans les couloirs de métal, les deux équipiers finirent par arriver à l'infirmerie, tout aussi déserte. Alors, ils trouvèrent un ascenseur qui les mena au pont B où ils trouvèrent l'Ordinateur Central. Aussitôt, Ishrath commença à pianoter sur un clavier en quête d'informations. Il apprit que l'Equinox s'était rendu dans la zone pour effectuer quelques relevés et une surveillance du secteur, mais que le moteur avait explosé sans raison en pleine distorsion ! Dérivant, ils s'étaient rendus compte qu'ils allaient pénétrer dans un nuage de radiations neutroniques – mortel pour les humanoïdes. C'était la dernière entrée du journal. Mais où était passé l'équipage ? En redescendant au pont E, ils se rendirent aux soutes pour constater que sur les 4 pods d'inspection que le vaisseau devait posséder, l'un manquait à l'appel. En outre, les deux navettes étaient toujours là. L'équipage n'avait donc pas quitté le vaisseau ? En réfléchissant à la situation, Ishrath réalisa qu'un seul secteur du vaisseau était suffisamment protéger pour qu'un équipage puisse y survivre : à l'intérieur des nacelles de distorsion ! Aussitôt, il ouvrit un canal de communication et reçut une réponse !
En allant trouver l'équipage, Jenkins fut accueillis avec des cris de joie, et le Capitaine Jaeger lui raconta ce qui s'était passé, et qu'à la suite de l'explosion, ils n'avaient eu que quelques secondes pour se réfugier ici, perdant par le fait une partie de l'équipage. Dans l'opération, ils avaient bien perdu une quinzaine de membres qui n'avaient pas eu le temps de se mettre à couvert. Jenkins lui raconta qu'ils avaient été appelés par l'ingénieur Mylène Dewitt, mais que, curieusement, elle n'avait pas mentionné le destin de l'Equinox. Le fait qu'elle ait été enlevée par les romuliens dans l'intervalle les laissèrent particulièrement perplexes...
De son côté, Ishrath avait étudié la salle des machines, qui avait littéralement explosée. Il était impossible d'espérer entrer en distorsion, ni même en impulsion... Des pièces vitales ayant été détruites dans l'accident, une simple réparation était impossible. Ainsi, aidé par quelques scientifiques de l'Equinox (les ingénieurs ayant tous été tués dans l'explosion), ils travaillèrent à réparer l'impulsion, ne serait-ce que pour quitter la zone dangereuse. Ils mirent bien 4 heures pour venir à bout de cette tâche particulièrement ardue, mais finirent par atteindre leur objectif.
Pendant ce temps, le capitaine Jaeger dûment protégé par une combinaison fut conduit par Jenkins à bord du Marauder où il put discuter avec le capitaine Gordon. L'état des deux vaisseaux était préoccupant, mais il fallait récupérer l'équipe d'exploration sur Iorus IV. En outre, il était clair que le Marauder n'était pas taillé pour affronter le vaisseau occulté – la décision fut rapidement prise : le bâtiment du Capitaine Gordon donnerait ses pièces pour réparer l'Equinox.
Ainsi fut fait. Et lorsque l'Equinox émergea de la zone de radiations, piloté par le dénobulien, fier d'avoir enfin manipulé un vaisseau de classe NX, les deux bâtiments s'amarrèrent ensemble, et les travaux reprirent de plus belle, monopolisant ingénieurs et scientifiques de tous bords. Peu à peu, ils démontèrent les pièces de la machinerie du Marauder pour les remonter dans l'Equinox - bien que ces deux bâtiments n'aient pas le même niveau technologique, les organes vitaux étaient les mêmes. De fait, il était possible de remettre la salle des machines du NX.

Pendant les travaux, Gordon eut une entrevue avec Ishrath et Jenkins. Peu à peu, pièce par pièce, ils en vinrent à la conclusion qu'il y avait eu sabotage. De prime abord sur le NX qui s'était retrouvé piégé en pleine zone de radiations neutronique après l'explosion de son moteur, et aussi sur le NV, qui avait perdu ses communications. L'andorien se rendit à l'ordinateur central du NX pour vérifier une théorie, et trouva des traces de communication entre les deux vaisseaux... AVANT que Mylène ne contacte Jenkins ! De retour sur le Marauder, il exécuta quelques manœuvres dont il avait seul le secret, et mit à jour... des enregistrements – en temps normal, les conversations n'étaient pas enregistrées, mais l'andorien, prétextant qu'il soupçonnait quelque malversations depuis un certain temps, avait installé des programmes ici et là qui enregistraient toutes les communications entrant et sortant du vaisseau ! Il retrouva l'un de ces échanges, au cours duquel Mylène donnait des instructions de sabotage à l'un des hommes de Gordon. De son côté, elle affirmait avoir saboté le moteur du NX, et s’apprêtait à embarquer sur une navette de sauvetage. Elle termina par « Ils regretteront tous ! » – de véritables aveux de culpabilité qui lui vaudraient la cours martiale. Restait la question du pourquoi, mais Jenkins se rappela de sa relation avec elle ; c'était une femme de caractère, possessive, un peu folle et particulièrement rebelle dans l'âme. Leur rupture aurait-elle été le déclencheur de ce revirement ? Plus il y repensait, plus la chose lui paraissait crédible. En effet, dénobuliens et humains avaient une sexualité tellement différente qu'il n'avait pas pensé à ce qui pourrait se passer en la quittant quelques années plus tôt. Soit, mais alors, que venaient faire les romuliens dans cette histoire ?

Les travaux terminés, l'Equinox entra en distorsion et se plaça en orbite de Iorus IV, à l'autre bout du système. Comme chaque fois, le vaisseau occulté fit feu, et les boucliers furent rapidement réduits à néant. Grâce aux détecteurs du NX, Ishrath parvint à repérer l'agresseur, et ils firent feu. Mais même l'Equinox semblait dépassé par cet agresseur invisible ! Alors l'andorien et son pilote dénobulien se rendirent aux navettes et descendirent sur la planète sans plus attendre. Une fois au sol, ils récupérèrent l'équipe d'exploration et mirent Mylène aux arrêts, preuves à l'appui. Le masque tomba rapidement, et elle abreuva son ancien amant de menaces et d'injures haineuses. Puis elle tenta d'attraper un appareil glissé dans sa ceinture, mais l'andorien la paralysa pour le compte, et tous remontèrent dans la navette. En orbite, il fallut faire une manœuvre dangereuse pour remonter à bord du NX, toujours chassé par l'ennemi. C'est à cet instant qu'un tir atteignit les nacelles, l'empêchant de fuir en distorsion. La fin semblait proche, alors ils réveillèrent Mylène à l'infirmerie et la mirent devant le fait qu'elle mourrait aussi si elle n'empêchait pas l'ennemi de les détruire. Elle finit par céder et appuya sur un bouton de l'appareil inconnu, les tirs cessèrent. Un autre bouton permit de faire apparaître l'ennemi : un drone romulien automatisé qui réagissait à des ordres simples. Ils comprirent tout de suite que depuis le début, tout n'avait été que supercherie, les romuliens n'avaient jamais été concernés par cette affaire... Seule Mylène et son allié, l'enseigne Ewan Faulkner de l'ingénierie du Marauder, avaient été à l’œuvre dans cette affaire, procédant à des sabotages précis et mesurés. Mis aux arrêts, ils passeraient certainement par la cours martiale.

Restait à savoir quel destin serait réservé à ce vieux drone, au Marauder et à l'Equinox – ainsi qu'à leurs équipages respectifs – mais ceci dépendrait désormais de Starfleet. Une chose était sûre, les Enseignes Shraqvith et Jenkins allaient tous deux recevoir une promotion et devenir Sous-Lieutenants...

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MessageSujet: Re: Journal de bord : XXIIe siècle   Journal de bord : XXIIe siècle EmptyDim 10 Fév 2019 - 14:44

La Disparition (09-fév-2019 / 16-fév-2019)
Charlène et René – Maîtrisé par Chrysalid

Vaisseau U.S.S. Equinox NX-08, le mercredi 20 août 2166, secteur 005
Suite à la précédente affaire, qui avait envoyé les ingénieurs Dewitt et Faulkner en court martiale, le Marauder NV-42 avait été récupéré par les services de Starfleet pour une réparation complète, chose qui prendrait plusieurs mois étant donné l'étendue des dégâts subis. En conséquence, les équipiers Jenkins et Knox y étaient restés affectés, l'un pour superviser son retour en territoire allié, l'autre pour prendre en charge les réparations.
Le sous-lieutenant Shraqvith, de la section scientifique, fut quand à lui réaffecté à bord de l'Equinox – le vaisseau nécessitait bien moins de réparations que le Marauder, mais avait perdu par contre un certain nombre de membres d'équipage lors de la précédente affaire. Aussi l'andorien était-il venu compléter l'équipe scientifique. Bien qu'il ait adoré cette perspective en premier lieu, il déchanta rapidement lorsqu'il comprit que le Capitaine Jaeger était un militaire droit dans ses bottes et extrêmement à cheval sur les procédures et le respect du règlement. L'andorien aurait bien du mal à lui faire accepter ses mardi-cinéma...

Deux mois plus tard, le mercredi 23 avril 2166 pour être exact, l'andorien fut convoqué par le Capitaine Jaeger dans la ready room, derrière la Passerelle, où l'attendait une communication de l'Amiral Kyle. Celui-ci lui apprit que le Marauder avait disparu de la station Eolan, où il était en cours de réparation, depuis bientôt 3 jours. Mais Ishrath ne put lui être d'une quelconque aide, car il n'avait pas eu de contact avec ses anciens équipiers depuis une semaine et demi (il avoua avoir envoyé des blagues cochonnes au tellarite, chose qui le faisait mourir de rire même en présence de sa hiérarchie). Cependant, l'Amiral Kyle ordonna au Capitaine Jaeger de se rendre à la station Eolan pour y mener une enquête approfondie.

Durant les quelques heures que dura le voyage, le sous-lieutenant fit tourner les détecteurs de l'Equinox à plein régime afin de retrouver le Marauder, mais il dut se rendre à l'évidence, son ancien vaisseau était introuvable. Puis enfin, ils arrivèrent en vue de la station Eolan, un vaste centre de réparation et de construction de vaisseaux de la Fédération, constitué d'un grand nombre de docks répartie jusqu'à perte de vue, autour d'une station spatiale traditionnelle. En outre, le dock 111, qui avait contenu le Marauder, était vide et abîmé. Aussitôt, le Capitaine y envoya une petite équipe constituée du scientifique Ishrath ainsi qu'un agent de sécurité, l'Enseigne vulcain Tolek – l'aversion que l'andorien nourrissait pour les vulcains fut alors mise à rude épreuve...

Une ronde autour des points abîmés de la station leur permit de constater que l'ensemble avait été soumis à une puissante force gravitationnelle. En outre, une exploration de ses systèmes informatiques permit de constater que le vaisseau avait disparu 3 jours plus tôt, le dimanche à 19h40. Ensuite, ils se rendirent au central de la station Eolan, où le personnel en présence leur présenta le résultat de la vidéo de surveillance. On voyait alors le Marauder, partiellement réparé, subir une puissante vibration avant de disparaître. Et, chose curieuse, en passant la vidéo en image par image, ils remarquèrent que les bras du dock s'étaient pliés avant que le navire ne disparaisse...

De plus en plus intrigués, ils rentrèrent à bord de l'Equinox où l'équipe scientifique avait entre-temps procédé à des relevés détaillés. Une chose était claire : il subsistait des traces d'énergie résiduelle portant la signature d'une distorsion récente... Or, s'ils parvinrent à localiser précisément le point d'origine de la distorsion – au cœur du dock 111 – il leur était en revanche impossible de distinguer la direction ou même la distance...

L'équipage se réunit sur la passerelle autour du Capitaine Jaeger, et se mit à échafauder toutes les théories possibles, jusqu'à ce que soudain, les alarmes de la console scientifique se mettent à retentir : le vaisseau venait de repérer une énergie autour du dock ! La structure se mit à trembler alors que les relevés s'affolaient ! Ils comprirent que le phénomène recommençait, juste là, devant leurs yeux ! L'Enseigne Tolek suggéra de s'éloigner de l'épicentre, une attitude qu'il estimait logique, tandis qu'Ishrath, au contraire, conseilla au Capitaine de venir placer le vaisseau au cœur même du phénomène ! Jaeger approuva et donna aussitôt l'ordre de venir placer le bâtiment au cœur du dock ! Dès lors que celui-ci fut en place, la coque et toute la structure se mit à trembler, et aussitôt, l'Equinox fut happé par un couloir de distorsion ! Il s'agissait là d'une étrange forme de distorsion car, d'une part, elle était absolument incontrôlée, et d'autre part, le 'couloir' proprement dit avait un aspect des plus incroyables, mille couleurs chatoyantes défilant à une vive allure. Ils tentèrent de calculer à quelle vitesse ils se déplaçaient, mais les consoles étaient largement surpassées, et par conséquent incapables de donner le moindre résultat.

Lorsqu'ils quittèrent la distorsion, ils arrivèrent dans un secteur de l'espace inconnu que les ordinateurs ne parvinrent pas à reconnaître – il était évident qu'ils se trouvaient loin de chez eux... Le Marauder était là, avec son équipage en état d'alerte (le bâtiment avait mal supporté le transfert), de même que les restes d'un vaisseau de configuration inconnue, qui semblait avoir explosé de l'intérieur. En outre, l'extrémité du couloir de la distorsion était entouré de quatre petites structures flottant dans le vide...

***

Après quelques instants d'intense calculs, les ordinateurs finirent par rendre leur verdict : ils étaient perdus au beau milieu du Quadrant Delta, à des distances inimaginables de la Terre. Un scan complet de la zone leur permit de découvrir la présence d'un vaisseau à moitié détruit, appartenant hélas à un peuple encore inconnu. Le Marauder dérivait à quelque distance de là, alors que son équipage tentait tant bien que mal de réparer l'impulsion – au moins ils étaient en bonne santé. Par contre, les quatre structures cubiques qui entouraient le point d'entrée du couloir intriguèrent les passagers de l'Equinox : inhabitées, elles semblaient en veille, bien quelques fluctuations d'énergie faisaient frémir les détecteurs par moments. Sans traîner, le Capitaine Jaeger ordonna au Sous-Lieutenant Shraqvith de se rendre sur la structure la plus proche afin de l'étudier, accompagné d'un agent de la sécurité. Hélas, c'est l'Enseigne Tolek qui fut désigné – à nouveau, la patience de l'andorien allait être mise à rude épreuve, tant il détestait les vulcains...

Parés d'une combinaison spatiale, ils se rendirent sur la première structure en navette, et commencèrent à en arpenter les couloirs. L'endroit était bel et bien désert, bien qu'éclairé par une lumière verdâtre. Des panneaux de contrôle clignotaient ici et là, des câbles pendaient du plafond et des circuits grésillaient parfois d'un air inquiétant. En arrivant au centre du cube, ils accédèrent à des panneaux de contrôle plus nombreux, mais n'eurent pas le temps d'entamer les recherches approfondies que soudain, les lieux se mirent à vibrer et les écrans à s'éclairer violemment. Dans le communicateur, le Capitaine Jeager leur demanda ce qu'ils avaient fait car le couloir était en train de s'ouvrir ! Mais très vite, tout se calma. Alors Ishrath et Tolek entamèrent leur enquête, ce qui nécessita de traduire la langue employée dans les ordinateurs de la station. Cela leur prit un certain temps, mais les opérations menées par l'andorien finirent par se révéler fructueuses, et une matrice de traduction finit par être mise au point. Hélas, l'opération avait été complexe pour une raison particulière : ce n'était pas un langage qui était employé dans ces systèmes, mais une quantité non-négligeable entremêlés les uns aux autres ! Néanmoins, ils purent ainsi apprendre que ces cubes permettaient d'ouvrir un 'couloir' vers les Quadrants Alpha et Beta, et qu'ils cherchaient à se 'connecter' à des traces de technologie ou de civilisation. Le but étant de pouvoir y envoyer des vaisseaux pour... une raison qui n'était pas spécifiée dans les circuits. Cependant, cette technologie étant manifestement à l'état de prototype, n'était pas encore au point et chaque ouverture du couloir provoquait des effets indésirables. Qui qu'ils pussent être, les créateurs de ces cubes mirent nos deux officiers plutôt mal à l'aise...

Au bout d'un certain temps, ils remarquèrent une jauge de recharge des batteries de la station qui arrivait à son maximum : et soudain, le même phénomène que précédemment arriva. Tout s'illumina, les murs tremblèrent... et ils entendirent des impacts contre la coque. Ils retournèrent dans la navette au pas de course (la station cubique ne disposait pas de fenêtres) et virent avec surprise que l'Equinox se battait contre un Oiseau-de-Proie klingon ! Ils comprirent que celui-ci, à l'instar du Marauder quelques jours plus tôt, s'était fait piéger par le couloir et que, fidèles à leurs habitudes, ils avaient préféré tirer avant de parler. L'Equinox s'en tira sans trop de dommages grâce aux officiers de Passerelle Freya Razharn, la responsable tactique semi-klingonne, et à Steve Smit, le pilote humain. Lorsqu'enfin, le Capitaine Greth, du vaisseau klingon, accepta de répondre aux appels. Mais ce ne fut que pour revendiquer ce secteur de l'espace comme propriété de l'empire klingon, et intimer l'ordre aux équipages de Starfleet de déposer les armes.

Mais tandis que les deux Capitaines négociaient, chacun à leur façon, Ishrath et Tolek entendirent des bruits dans leur station : ils n'étaient plus seuls. En effet, deux klingons venaient de se téléporter à bord, et leurs intentions n'étaient pas bienveillantes. Le scientifique andorien et l'agent vulcain leur tendirent un piège, dans lequel les deux guerriers tombèrent allègrement. Et il suffit de quelques coups de pistolets de phase (en mode paralysie bien entendu) pour les mettre à terre. Par chance, cela suffit à les rendre inoffensifs. Hélas, en tombant violemment contre un panneau de contrôle, un klingon activa par mégarde l'autodestruction ! Mais les envoyés de Starfleet parvinrent à la désactiver à temps.
Un appel vers l'Equinox, et les deux klingons furent téléportés à son bord. Enfin, ils purent reprendre leur travail. A force d'étudier les interfaces, ils finirent par comprendre que le couloir fonctionnait dans les deux sens ! De fait, dès lors que la jauge d'énergie approcha les 100%, Ishrath réactiva l’autodestruction et tous deux de retourner en catastrophe à bord de l'Equinox : il fallait placer les vaisseaux à l'entrée du couloir, juste au centre des cubes, pour rentrer au bercail ! Prévenus, le Marauder (qui avait enfin récupéré son impulsion entre temps) et l'Oiseau-de-Proie firent de même, et dès lors que le couloir s'ouvrit, tous trois filèrent à des vitesses défiant la compréhension... pour arriver finalement quelque part dans le Quadrant Alpha, à quelques 80 années-lumières de la Terre. Bien entendu, l'Oiseau-de-Proie quitta les lieux sans demander son reste.

A cet instant, très loin de là, l'autodestruction s'activa, et les cubes furent détruits, ne laissant rien de cette expérience...

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MessageSujet: Re: Journal de bord : XXIIe siècle   Journal de bord : XXIIe siècle EmptyDim 24 Mar 2019 - 21:49

La folie de Telos (23-fév-19)
Viviane, René et Christophe – Maîtrisé par Charlène

Vaisseau U.S.S. Equinox NX-08, novembre 2166, secteur Risa
Trois mois après l'affaire autour du vortex instable, l'équipage de l'Equinox NX-08 avait rejoint l'espace connu en atteignant le secteur Risa, déjà connu depuis longtemps. L'équipage fut envoyé sur une lune pour retrouver Telos, un vulcain qui avait contracté une maladie neuronale suite à son exposition à une grenouille klingonne empoisonnée...
Untold - histoire à compléter...

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MessageSujet: Re: Journal de bord : XXIIe siècle   Journal de bord : XXIIe siècle EmptyDim 24 Mar 2019 - 21:55

L'idole (23-mars-19)
Charlène – Maîtrisé par Chrysalid

Vaisseau U.S.S. Equinox NX-08, mardi 9 décembre 2166, secteur Risa
Trois semaines après l'affaire de Telos le vulcain fou, l'équipage de l'USS Equinox NX-08 reçut la mission de rencontrer un vaisseau tellarite traversant le secteur pour y prendre une précieuse cargaison, en l’occurrence une idole religieuse ancienne qu'il fallait remettre entre les mains des Vrods, un peuple aquatique habitant sur Xobos, une planète de classe O, en vue de s'en faire des alliés, et peut-être même un nouveau membre de la Fédération. Hélas, lorsqu'ils arrivèrent aux coordonnées indiquées, le vaisseau tellarite brillait par son absence. Intrigués, le scientifique actuellement affecté à la Passerelle, le sous-lieutenant andorien Ishrath Shraqvith, lança les détecteurs et repéra la signature d'un vaisseau tellarite à quelque distance de là, mais c'était un vaisseau inerte... Intrigué, le capitaine Jeager ordonna de le rejoindre, ce qu'ils firent en quelques heures à distorsion 5. Sur place, ils furent intrigués de ne détecter aucune forme de vie à son bord ! Par contre, les systèmes leur indiquèrent la présence de nombreux corps... De plus en plus inquiet, le capitaine envoya sur place une équipe d'exploration en combinaison spatiale, comprenant le scientifique andorien Ishrath, la demi-klingonne Freya et le médecin Lord. Hélas, dès lors qu'ils mirent le pied sur le vaisseau étranger, ils constatèrent que tous ses occupants étaient morts. Certains s'étaient entre-tués, d'autres avaient été brûlés – pire, la passerelle avait partiellement explosé, aspirant certainement tous ses occupants dans le vide... Mais que s'était-il donc passé ici ??
Un coup d'oeil sur le journal de bord leur apprit que tous ces évènements avaient commencé après qu'ils découvrent cette fameuse idole de pierre dont les particularités physiques rappelaient Uxthar, le dieu de l'océan des Vrods qui avait été perdu depuis longtemps. Depuis trois semaines, les tellarites avaient été victimes d'hallucinations, étaient devenus violents, et tout s'était enchaîné jusqu'à la destruction totale de l'équipage. L'andorien envoya le journal vers l'Equinox pour que le capitaine puisse en prendre connaissance. Cependant, malgré les recommandations du scientifique, Jeager insista pour que la mission se fasse, malgré les risques évident qu'elle représentait.

Après avoir récupéré l'idole de pierre dans un hangar du vaisseau tellarite, l'équipe remonta à bord de l'Equinox, où la pièce fut dûment enfermée dans un caisson isolé, dans l'un des hangars du pont E, et constamment surveillée par de nombreux capteurs et caméras en tous genres. Toutefois, malgré tous ces instruments, l'andorien ne détecta absolument rien, ni radiation ni émission de quelque sorte que ce soit. L'idole n'était qu'un simple caillou dont la forme, curieusement, ne lui évoquait rien. Mais le capitaine résolut ce mystère très vite, car il avait lu le journal de bord tellarite – il y était question d'une moitié d'idole, dont l'autre se trouvait entre les mains du Duc Furlaan, un riche collectionneur habitant sur Yotis, un petit monde de classe C situé à quelques années-lumières de là. Sans attendre, ils mirent le cap sur Yotis. Depuis ce jour, Ishrath demeura inquiet et ne relâcha pas son attention quant à ce qui pourrait affecter l'équipage – il retrouva néanmoins le moral le soir même, car le capitaine Jeager avait enfin accepté qu'il organise ses mardi-cinéma pour l'équipage. Programme de la soirée, un terrifiant film du XXe siècle terrien : « L'Exorciste »...

Après la séance qui fut un succès, lorsqu'il retourna dans sa cabine sur le pont D, l'andorien ne remarqua rien, ni dans son environnement ni dans l'attitude de l'équipage. Cela ne le rassura pas pour autant. Le lendemain, mercredi 10 décembre, il passa la journée dans son laboratoire à travailler sur une IA qu'il espérait mettre au point depuis longtemps, tout en gardant un œil sur les détecteurs qui surveillaient l'idole. Mais il ne remarqua rien et la journée se passa tranquillement. Jusqu'au soir où, après avoir prit son repas au mess du pont E, il retourna chez lui... et entendit un chant d'oiseau. Intrigué, puis inquiet, il erra dans les coursives sans en trouver l'origine. Puis le chant se tut. L'inquiétude ne le quitta pas tandis qu'il s'en retournait à ses quartiers...

Le lendemain, jeudi 11 décembre, ressembla beaucoup à la journée de la veille. Il passa tout le jour dans son laboratoire du pont C, aux côtés de son collègue l'enseigne humain Calvin Campbell, à travailler sur ses instruments. Mais à nouveau, les appareils de surveillance ne repérèrent rien. Par contre, il se passa quelque chose à nouveau le soir, alors qu'il approchait de la porte de sa cabine : cette fois, il entendit un chant. Manifestement, dans les environs, une jeune femme dont la voix lui était étrangère chantonnait une vieille chanson terrienne. Bien qu'andorien, Ishrath était un vrai mâle et il connaissait bien – au moins de vue – toutes les femmes qui travaillaient à bord de ce vaisseau. Or, il était formel, cette voix n'appartenait à personne de l'équipage ! En outre, qui pouvait connaître de vieux chants terriens ? Il était le seul à s'intéresser à cette époque et cette culture ! Comme la veille, il chercha l'origine de ce son, mais ne trouva rien... Cette fois, il en parla à Tolek, l'enseigne vulcain chargé de la sécurité, malgré toute la haine qu'il pouvait ressentir pour ces êtres méprisables aux oreilles pointues. Cependant, il trouva cette conversation étonnement stimulante. Il apprit par exemple que les vulcains étaient capable d'enfermer leur « katra » dans des objets, une empreinte mentale qui pouvait se transmettre d'esprit en esprit. De fait, si ce genre de discipline était possible, il était tout à fait possible d'envisager que « quelque chose » se trouvait dans l'idole, quelque chose d'indétectable par les instruments...

Vendredi arriva, et cette fois, un évènement survint qui effraya l'andorien au plus haut point : il entendit et il vit un oiseau traverser une coursive ! Il savait pourtant qu'il n'y avait pas d'oiseau à bord ! Il prévint Tolek et activa les détecteurs internes du vaisseau, mais ne repéra absolument aucune forme de vie aviaire à bord. Alors il comprit qu'il était compromis – après tout, il était le premier à avoir découvert l'idole... Il demanda à Tolek de l'enfermer dans ses quartiers tant que cette affaire ne serait pas éclaircie. Pourtant, quatre heures plus tard, le vulcain le libéra. Il lui raconta alors qu'il n'était plus le seul à avoir des hallucinations. Le matin même, une équipe entière avait lutté contre un incendie de la baie hydroponique. Mais lorsque le feu fut maîtrisé, ils ne constatèrent aucun dégât, ni même la moindre trace de suie. Pire, l'andorien constata que l'exobiologiste Claudius Lord présentait des signes évidents de psychose – il était atteint aussi. Ishrath parvint à convaincre Jeager d'accélérer la cadence. Ils montèrent en distorsion 4.

Samedi, ils arrivèrent sur Yotis où Ishrath descendit avec Freya et Rick G. Baldwin, deux membres de la sécurité, car ils ignoraient à quoi ils auraient à faire. Mais ils débarquèrent sur un monde désertique éclairé par deux soleils, sur lequel un vent soufflait entre les ruines du vieux château, car de la propriété du Duc Furlaan, il ne restait rien. Qui sait depuis combien de temps cet endroit était tombé ? Le vent et le sable semblaient avoir tout détruit. En entrant dans l'enceinte du bâtiment, ils furent attaqués par une sorte d'humanoïde poilu et griffu qui se jeta sur eux en hurlant, mais ils le paralysèrent de quelques coups de pistolets de phase. Peu après, ils trouvèrent ce qui restait de la pièce des collections du Duc, où Ishrath récupéra la seconde moitié de l'idole, ainsi que toutes les autres pièces qu'il put embarquer. Ensuite, ils allèrent se terrer quelques heures dans la navettes afin de contrôler que rien ne se passe, avant de remonter à bord de l'Equinox. Cette fois, ils mirent le cap sur Xobos, leur destination finale.

Ishrath réunit les deux pièces de l'idole, et se dit que le cauchemar était terminé. Enfin complète, la statue n'avait plus forcément de raison de s'attaquer aux membres d'équipage... mais alors qu'il retournait à ses quartiers, il vit, sentit et entendit distinctement un oiseau s'échapper de sa cabine ! A nouveau, ses recherches ne donnèrent rien, mais son inquiétude atteint des sommets tels qu'il fut incapable de fermer l’œil de la nuit ! Aussi, lorsque dimanche arriva, il affichait un air fatigué, inquiet, des yeux creusés et injectés de sang. En outre, son uniforme froissé et ses cheveux en bataille témoignaient de sa santé mentale déclinante...
Mais ce jour, il lui arriva quelque chose d'inattendu. Durant la matinée, tandis qu'il traversait le pont E pour se rendre au mess, il entendit à nouveau ce chant mélodieux. Cette fois, il remarqua que cela venait des cuisines. Mais la porte s'ouvrit sur une grande chambre victorienne, ornée de nombreuses décorations et pourvue d'un haut lit à baldaquin. Une jeune fille y était installée qui chantonnait. Durant la conversation qui suivit avec « Linda », Ishrath ne comprenait absolument rien à ce qu'il vivait – il SAVAIT que tout ceci était dans sa tête, et pourtant il sentait le tissus sous ses doigts, il entendait la voix qui lui répondait et notait le bruit des voitures qui roulaient dans la rue, qu'il apercevait par la fenêtre. Par contre, lorsqu'il vint rouvrir la porte, il se retrouva à nouveau sur l'Equinox – l'hallucination avait pris fin.

Il fit aussitôt son rapport à Tolek qui n'eut pas d'explication à lui apporter. Mais ils furent interrompus par un incendie qui s'était déclaré dans la baie hydroponique – tous deux s'y rendirent en pensant que, comme la première fois, les choses se passeraient sous le couvert d'une hallucination, mais les hurlements de douleur d'Alicia Barney, brûlée au 3e degré sur le dos et les épaules, leur firent comprendre que cette fois, c'était réel. L'incendie fut vite maîtrisé, mais la baie avait été physiquement détruite. La terreur s'empara de l'andorien, déjà terrassé par la fatigue et la nervosité, qui comprit que la réunion des deux pièces de l'idole n'avait pas fait cesser les effets, ça les avait accentués ! Il demanda au capitaine de se débarrasser ou de détruire l'idole, mais celui-ci, en parfait militaire, refusa de désobéir aux ordres de Starfleet. Il mènerait cette pierre aux Vrods quoi qu'il en coûte, et ce, malgré les risques de plus en plus évidents que courait l'équipage.
Alors Ishrath tenta de convaincre Tolek de l'aider, mais celui-ci refusa car il était tenu par le règlement et les ordres de son capitaine. En outre, l'andorien n'était manifestement plus rationnel. Aussi le vulcain posta deux gardes devant le hangar du pont E qui contenait l'idole afin d'empêcher le scientifique de s'en emparer, quoi qu'il veuille en faire. En proie à la colère, Ishrath s'éloigna, mais ce fut pour se rendre au téléporteur, à l'arrière du pont D, d'où il parvint à se faire téléporter l'idole au nez et à la barbe du vulcain ! Celui-ci, dont le stoïcisme atteignait peu à peu ses limites, envoya aussitôt une escouade pour l'arrêter, mais dans l'intervalle, l'andorien avait téléporté une moitié de l'idole dans le vide de l'espace. Hélas pour lui, dans sa précipitation, il parvint à dérégler totalement le téléporteur et fut de fait incapable de téléporter l'autre moitié de la pierre. Lorsque l'escouade arriva, ils le paralysèrent aussitôt.

Lorsqu'il se réveilla, dans une cellule du pont F, il dut faire face au capitaine et au vulcain. La confrontation fut empreinte de colère contenue. Ils arriveraient bientôt sur Xobos, mais seule une moitié de l'idole serait remise aux Vrods – le capitaine Jeager n'avait pas l'habitude d'obéir partiellement aux ordres de Starfleet.

La délégation diplomatique qui remonta à bord après sa rencontre avec les Vrods fut plutôt mitigée. La remise de la demi-idole n'avait pas permis de rallier ce peuple à la Fédération, tant ils étaient déçus de n'en récupérer qu'une moitié. En effet, ceux-ci leur avaient avoué que la pierre contenait un esprit, celui d'une entité qu'ils appelaient Uxthar, enfermé dans la pierre un peu à la façon des katras vulcains. Or, celui-ci leur prodiguait de puissantes hallucinations au travers de transes qu'ils recherchaient volontairement lors de leurs offices religieux. Les « agressions » dont l'équipage avait été victime étaient probablement un message de mécontentement de l'esprit qui, demandant à retourner à la mer pour retrouver sa sérénité, avait pioché des images de colère et de violence dans l'esprit des membres de Starfleet qu'il avait approchés. Et quoi de mieux que des images issues d'un esprit influencé par un film d'horreur ?...

A la suite de cette affaire, Ishrath passa en jugement auprès des officiers de l'Equinox. L'influence de la pierre fut prise en compte, de même que les motivations de l'andorien qui n'avait eu de cesse de vouloir protéger le vaisseau et son équipage contre une menace avérée. Mais il avait désobéi à des ordres directs, et ses actions avaient conduit à l'échec (un semi-échec du moins) de la mission qui leur avait été confiée par Starfleet. Aussi ne fut-il pas dégradé, mais une mention négative fut ajoutée à son dossier. Une fin en demi-teinte, en somme...

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